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10.04.2008
EVASAN au Nigéria
Bon, le Nigéria, on s'en fait tout un plat, mais finalement, c'est pas si dramatique que ça. D'accord, je n'en ai pas vu grand chose, mais vraiment pas grand chose. Le premier contact avec le Nigéria n'a tout de même pas été très rassurant : les aiguilleurs du ciel de l'aéroport d'Abuja, capitale du Nigéria, ont failli nous faire louper l'atterissage. Explications : il n'y a qu'une piste sur cet aéroport (piste très bien éclairée d'ailleurs), très peu d'avions s'y posent, mais nous étions tout de même deux à arriver en même temps : un avion de ligne de la Lufthansa et nous, avec notre "petit" Falcon 50. L'avion de la Lufthansa étant arrivé un chouille avant nous, il se posait en priorité. Si nous suivions les conseils des aiguilleurs du ciel d'Abuja, au mieux nous loupions la piste d'atterrissage, au pire nous percutions le Lufthansa. Après un petit tour à 360° pour se remettre dans l'axe tranquillement, nous atterissons sans encombre, et avons un peu de mal à trouver notre lieu de parking que les aiguilleurs ne nous donnent pas. Finalement, on se garera à côté du Luthansa, nous sommes les deux seuls avions sur le tarmac. La première bonne nouvelle, c'est que le camion de carburant est déjà là. L'ambulance, par contre, n'y est pas. Quelques coups de fil à Paris pour débrouiller les choses, et j'apprends que l'ambulance est devant l'aéroport, mais qu'ils ne savent pas comment entrer sur les pistes. J'en fait part au "responsable" des pistes qui est venu aux nouvelles, et après un petit backchiche, il court s'occuper de la chose, après m'avoir fait comprendre que je ferais mieux de ne pas mettre les pieds hors de l'avion. Il revient 15 minutes plus tard pour me dire qu'il a bien trouvé l'ambulance, que les formalités sont en cours, et qu'il y en a pour "10 à 40 minutes". Vive la précision. Au bout de 45 minutes, l'ambulance arrive enfin, avec une patiente enceinte toute souriante, son mari (qui ne doit pas venir avec nous), et une équipe médicale locale. Le mari doit me verser en liquide un complément pour le rapatriement, je comprends à son regard que nous devons faire ça à l'abris des regards indiscrets, dans l'avion, sous prétexte de finir quelques papiers. Il me confiera que si les nigérians voyaient les billets, il ne pourrait pas ressortir de l'aéroport ("ça fait 6 ans que je vis ici, si ils voient l'argent, je ne ressors pas de l'aéroport..."). Bien bien bien, quelle ambiance. Nous installons ensuite tranquillement la patiente sur une banquette, oreillers, couverture. Le vol de retour nous prends 5h30, on arrive à 4h00 du matin à Nimes, et dépose la patiente au CHU en maternité, auprès d'une équipe super sympa. Le retour se fera en train, les pilotes étant obligés de rester toute la journée à Nimes pour leur repos pilote (ils n'ont pas le droit de voler plus de 12h sans repos, et on a atteint les limites).


11:41 Publié dans Rapats | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : nigéria, abudja






Commentaires
c'est genial ces petites photos...prise avec la cam du nouveau pc?
c'est tjs agreable de lire vos histoires de rapatriement...continuez
Ecrit par : alexandra | 10.04.2008
yes, prise avec la cam de l'eeepc !
d'ailleurs, voici la bete en action dans l'avion !
http://img166.imageshack.us/img166/1508/eeepcevasanyt3.jpg
Ecrit par : zeclarr | 10.04.2008
c'est vraiment tout petit comme pc....ca a l'air pratique en tout cas
Ecrit par : alexandra | 10.04.2008
Finalement un petit aller retour tranquille.
Ecrit par : Trubli0n | 10.04.2008
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