19.04.2008

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Une de plus en moins, comme dirait le commandant de bord qui m'a encore emmené au Nigéria. Deux fois en 10 jours.

Encore une fois, la mission s'avérait compliquée. Nous devions ramener, pour le compte d'une assurance américaine, un patient phillipin expatrié au Nigéria qui présentait une histoire infectieuse. Comme souvent dans ce type de pays, les contacts médicaux étaient difficiles à établir (je comprendrais plus tard, sachant que dans "l'hôpital" où le patient était, il y avait régulièrement des coupures d'électricité de 24h, ce qui avait été le cas ces derniers temps). Bref, nous n'avions que très peu d'informations, et pas très rassurantes : fièvre élevée, douleur abdominale, douleurs musculaires.... et patient réssucité deux jours plus tôt ! La réssucitation, c'est un anglicisme qu'on utilise parfois pour dire qu'on a ramené à la vie un patient qui a fait un arrêt cardiaque. Nous partons donc avec tout le matériel de réanimation nécessaire.

Nous ne pouvons atterir directement à l'aéroport d'Ibadan, ville dans laquelle se trouve le malade, car ce n'est pas un aéroport entrant. Nous devons passer par Lagos, l'ancienne capitale, dédouanner, en profiter pour refueler, et repartir pour Ibadan, à 30 min de vol de là.

Quand nous arrivons, l'ambulance est déjà là, et c'est plutôt une bonne surprise qui nous attend dedans : le patient est assis et est en train de discuter avec son épouse et le médecin qui l'accompagne. Rapport médical fait par le médecin local, l'histoire n'est pas bien compliquée mais nécessite tout de même des investigations complémentaires, et le rapat est tout de même justifié, au vu du niveau local de prise en charge...

Nous mettons le malade dans l'avion, et nous repartons. Comme à l'aller, nous devons stopper à Lagos, avant de pouvoir repartir vers Paris.

Le vol retour se fera encore une fois sans encombre, le malade sera déposé à la Pitié-Salpétrière où un lit l'attend en maladies infectieuses.

Une de plus en moins...

La carte ci-dessous est tirée du site du ministère des affaires étrangères. Les régions déconseillées sauf raison professionnelle impérative sont indiquées en orange. Les régions indiquées en rouge sont formellement déconseillées.

NIGERIA-10-mars-2008.jpg