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26.04.2008

Vacances

A dans une semaine !

25.04.2008

Antécédents familiaux

Résumé de ma dernière garde

 

21h00

* femme de 58 ans

* symptomes : douleur thoracique typique depuis 3-4 heures

* contexte : ne voulait pas venir à l'hôpital, sa famille l'y a forcé

* diagnostic : infarctus du myocarde inférieur en voie de constitution

* devenir : rapidement emmenée sur la table de coro, hospitalisation en soins intensifs cardiologiques

 

23h00

* homme de 64 ans

* symptomes : hémiplégie, paralysie faciale et troubles du language depuis 15h

* contexte : ne voulait pas venir à l'hôpital, sa famille l'y a forcé

* diagnostic : accident vasculaire cérébral ischémique

* devenir : hospitalisation en neurologie 

 

Quelques temps plus tôt, en dehors de l'hôpital

* homme, la quarantaine

* symptomes : douleur thoracique constrictive rétrosternale

* contexte : ne veut pas venir à l'hôpital, même forcé, il n'ira pas

* diagnostic : probable infarctus du myocarde

* devenir : décédé à domicile 

 

Le lien entre ces 3 patients : ce sont des frères et soeur, des gens du voyage, qui ne veulent consulter qu'à l'article de la mort. Ils ont réussi...

23.04.2008

Quizz géographique

Quizz géographique. J'ai pris cette photo lors de ma dernière mission. Quel est ce lieu ?

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EVASAN en Arabie Saoudite

Fin de mission.

J'écris cette note dans l'avion, nous sommes sur le retour, nous venons de déposer le patient. Il s'agissait d'un marocain de 72 ans que nous avons transporté de Jeddah, en Arabie Saoudite, jusqu'à Rabbat, au Maroc.

En bref, voici ce que je retiendrai de cette mission :

  • l'absence d'alcool sur le territoire saoudien

  • les douaniers bornés

  • les macdonalds avec entrée séparée pour les hommes seuls et les familles

  • les femmes dans la rue, toujours accompagnées d'un homme, dont on ne peut apercevoir que les yeux

  • les horaires de prière à la réception de l'hôtel et la direction de la Mecque indiquée dans les chambres

  • la photo de Kadafi de plusieurs mètres tronant sur le tarmac du minuscule aéroport lybien de Benghazi, où nous nous sommes arrêtés pour refueler, et cette impression toute particulière d'être dans un lieu où le temps s'est arrêté il y a plus de trente ans...

 

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21.04.2008

Les voyages forment la jeunesse

photo-learjet55.jpgComme j'aime bien voyager, je repars demain pour l'Arabie Saoudite. Je dois y prendre un patient qui a fait un infarctus du myocarde et l'amener à Rabat, au Maroc. Je pars avec un infirmier en Bombardier Learjet 55. C'est la première fois que j'utilise ce type d'avion. C'est trop cool.

  

19.04.2008

+1

Une de plus en moins, comme dirait le commandant de bord qui m'a encore emmené au Nigéria. Deux fois en 10 jours.

Encore une fois, la mission s'avérait compliquée. Nous devions ramener, pour le compte d'une assurance américaine, un patient phillipin expatrié au Nigéria qui présentait une histoire infectieuse. Comme souvent dans ce type de pays, les contacts médicaux étaient difficiles à établir (je comprendrais plus tard, sachant que dans "l'hôpital" où le patient était, il y avait régulièrement des coupures d'électricité de 24h, ce qui avait été le cas ces derniers temps). Bref, nous n'avions que très peu d'informations, et pas très rassurantes : fièvre élevée, douleur abdominale, douleurs musculaires.... et patient réssucité deux jours plus tôt ! La réssucitation, c'est un anglicisme qu'on utilise parfois pour dire qu'on a ramené à la vie un patient qui a fait un arrêt cardiaque. Nous partons donc avec tout le matériel de réanimation nécessaire.

Nous ne pouvons atterir directement à l'aéroport d'Ibadan, ville dans laquelle se trouve le malade, car ce n'est pas un aéroport entrant. Nous devons passer par Lagos, l'ancienne capitale, dédouanner, en profiter pour refueler, et repartir pour Ibadan, à 30 min de vol de là.

Quand nous arrivons, l'ambulance est déjà là, et c'est plutôt une bonne surprise qui nous attend dedans : le patient est assis et est en train de discuter avec son épouse et le médecin qui l'accompagne. Rapport médical fait par le médecin local, l'histoire n'est pas bien compliquée mais nécessite tout de même des investigations complémentaires, et le rapat est tout de même justifié, au vu du niveau local de prise en charge...

Nous mettons le malade dans l'avion, et nous repartons. Comme à l'aller, nous devons stopper à Lagos, avant de pouvoir repartir vers Paris.

Le vol retour se fera encore une fois sans encombre, le malade sera déposé à la Pitié-Salpétrière où un lit l'attend en maladies infectieuses.

Une de plus en moins...

La carte ci-dessous est tirée du site du ministère des affaires étrangères. Les régions déconseillées sauf raison professionnelle impérative sont indiquées en orange. Les régions indiquées en rouge sont formellement déconseillées.

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17.04.2008

C'est reparti

Encore un petit tour prévu au Nigéria demain. Un aller-retour en Falcon 50, toujours une livraison tarmac, pour un patient atteint d'un problème infectieux pas très clair. Je vous raconterai...

14.04.2008

Mes nouvelles pompes

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10.04.2008

EVASAN au Nigéria

Bon, le Nigéria, on s'en fait tout un plat, mais finalement, c'est pas si dramatique que ça.  D'accord, je n'en ai pas vu grand chose, mais vraiment pas grand chose. Le premier contact avec le Nigéria n'a tout de même pas été très rassurant : les aiguilleurs du ciel de l'aéroport d'Abuja, capitale du Nigéria, ont failli nous faire louper l'atterissage. Explications : il n'y a qu'une piste sur cet aéroport (piste très bien éclairée d'ailleurs), très peu d'avions s'y posent, mais nous étions tout de même deux à arriver en même temps : un avion de ligne de la Lufthansa et nous, avec notre "petit" Falcon 50. L'avion de la Lufthansa étant arrivé un chouille avant nous, il se posait en priorité. Si nous suivions les conseils des aiguilleurs du ciel d'Abuja, au mieux nous loupions la piste d'atterrissage, au pire nous percutions le Lufthansa. Après un petit tour à 360° pour se remettre dans l'axe tranquillement, nous atterissons sans encombre, et avons un peu de mal à trouver notre lieu de parking que les aiguilleurs ne nous donnent pas. Finalement, on se garera à côté du Luthansa, nous sommes les deux seuls avions sur le tarmac. La première bonne nouvelle, c'est que le camion de carburant est déjà là. L'ambulance, par contre, n'y est pas. Quelques coups de fil à Paris pour débrouiller les choses, et j'apprends que l'ambulance est devant l'aéroport, mais qu'ils ne savent pas comment entrer sur les pistes. J'en fait part au "responsable" des pistes qui est venu aux nouvelles, et après un petit backchiche, il court s'occuper de la chose, après m'avoir fait comprendre que je ferais mieux de ne pas mettre les pieds hors de l'avion. Il revient 15 minutes plus tard pour me dire qu'il a bien trouvé l'ambulance, que les formalités sont en cours, et qu'il y en a pour "10 à 40 minutes". Vive la précision. Au bout de 45 minutes, l'ambulance arrive enfin, avec une patiente enceinte toute souriante, son mari (qui ne doit pas venir avec nous), et une équipe médicale locale. Le mari doit me verser en liquide un complément pour le rapatriement, je comprends à son regard que nous devons faire ça à l'abris des regards indiscrets, dans l'avion, sous prétexte de finir quelques papiers. Il me confiera que si les nigérians voyaient les billets, il ne pourrait pas ressortir de l'aéroport ("ça fait 6 ans que je vis ici, si ils voient l'argent, je ne ressors pas de l'aéroport..."). Bien bien bien, quelle ambiance. Nous installons ensuite tranquillement la patiente sur une banquette, oreillers, couverture. Le vol de retour nous prends 5h30, on arrive à 4h00 du matin à Nimes, et dépose la patiente au CHU en maternité, auprès d'une équipe super sympa. Le retour se fera en train, les pilotes étant obligés de rester toute la journée à Nimes pour leur repos pilote (ils n'ont pas le droit de voler plus de 12h sans repos, et on a atteint les limites).

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08.04.2008

Rapatriement stressant...

Je pars dans 45 minutes pour une mission qui s'avère particulièrement stressante.

Le lieu tout d'abord : le Nigéria, un des pays les plus dangereux de la planète. Nous ne risquons quasiment rien, mais tout de même. En effet, nous serons géographiquement à l'opposé des endroits dangereux, et nous ne quitterons pas l'avion, puisqu'on nous amène la patiente en ambulance sur le tarmac.

La pathologie ensuite : une patiente enceinte de 31 semaines présentant un placenta praevia. Placenta praevia, ça signifie que le placenta recouvre le col de l'utérus, barrant le passage à bébé. Soit le bébé décide de sortir tout de même, déchire le placenta, et c'est l'hémorragie massive catastrophique, soit le bébé doit sortir par césarienne. Bien sûr, je ne ferais pas de césarienne dans l'avion, mais tout de même. Pour pallier au maximum d'éventualité, nous descendons à deux médecins (une pédiatre néo-nat et moi) et une infirmière. Nous emportons une couveuse, du sang, un pantalon anti-G en plus de tout notre matériel habituel.

A dans deux jours pour plus de détails ! 

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