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05/01/2018

Dernières expo à Bali

 dernière visite aux musées de Bali : voir aussi peintres de Bali et le dali de Bali .

Je retiens « le rouet » du peintre Lee Man Fung, 1970, montrant une jeune balinaise filant. Elle porte sarong et ses deux seins sont nus, à la manière traditionnelle. Ils sont pommés et surmontent des hanches affinées par la large ceinture de tissu serré. Ce vêtement, ce port redressé, donne à cette jeune fille une grâce que son œil velouté et la queue de sa chevelure noire renforcent. Elle est prête à séduire. Elle file la vie comme l’amour, tissant le lien qui va vous enserrer. La roue, dans le symbolisme hindou, est la vie qui va et qui tourne.

   

bali.JPGUne autre fille, peinte par Alimin en 1979 est dite « qui se repose ». Poitrine nue elle aussi, en sarong rose, elle est couchée sur le flanc gauche et offre sa chair sensuelle aux regards. Le doigt frôlant ses lèvres appelle le baiser tandis que la fleur, gisant sur la natte devant elle, appelle la cueillette. Dullah, en 1977, a peint « miss Sasih ». Ce portrait de profil est d’une femme dont le nom se traduit par « lune », image de la parfaite beauté dans la culture indienne. Des fleurs de frangipanier plantées au sommet de sa longue chevelure décorent ses tresses qui tombent, lourdes, sombres, luisantes, et suggèrent leur parfum.

Enfin ce célébrissime double portrait d’un jeune homme et d’une jeune fille en costume des îles, reproduit un peu partout pour le tourisme. Nous voyons ici l’original, la peinture à l’huile 1975 d’Abdul Aziz, mort en 2002. Le garçon, sur un panneau d’une porte double, penche son corps jeune et parfait pour regarder la fille, nonchalamment adossée à la cloison, sur l’autre panneau de la porte, en attente, le corps aussi parfait, offert et l’œil rêveur. Ce tableau est planté au mur comme s’il était statique et c’est dommage ; sur deux panneaux de porte pour lesquels cette œuvre est prévue, toute ouverture créerait aussitôt le mouvement, mettant en valeur la grâce physique du désir dont ils sont traversés.

Des explorations cubistes ou expressionnistes ont été tentées par I Nyoman Tusan et I Made Sumadisaya. Le 5ème pavillon rassemble une série de styles divers inspirés de l’Occident. Roger San Miguel, en 1996, a peint « un songe d’une nuit d’été à Bali », sorte de paradis mythique où des jeunes femmes à peu près nues s’ébattent et s’amusent gaiement dans une nature luxuriante. Le jeune berger Rajapala joue de la flûte, dans un coin du tableau. Il est trop jeune pour être encore attiré par les nymphes, il n’est pas une menace. Nous sommes encore aux temps de l’innocence.

Quoique, si l’on en juge par ce que certaines profs disent de « l’élève Roberto », 11 ans, on peut se poser la question. Le message induit par cette peinture qui ignore les turpitudes collégiennes de nos contrées est que, dès que surgira la puberté, adieu paradis ! La prédation, la violence, le pouvoir, asserviront les femmes comme la nature, pour le malheur des humains. Comme si les femmes n’avaient pas elles-mêmes de désir.

 

18/11/2017

Réportage sur le Moabi

Pour découvrir le plus grand arbre d'Afrique

 

 

15/09/2017

Le Moabi : arbre de vie ou de profit ?

 

 

Une campagne de sensibilisation a été lancée en France pour protéger le plus grand arbre de la forêt tropicale africaine, le moabi, menacé de disparition par l’exploitation massive, selon l’association écologiste Les Amis de la Terre.

L’association tire la sonnette d’alarme dans un communiqué, sur "la menace qui pèse sur les forêts d’Afrique, à partir de l’exemple du moabi" (Baillonella toxisperma).

La campagne vise à persuader les distributeurs de privilégier des bois locaux comme le hêtre ou le chêne, ou de n’utiliser que des moabis certifiés avec le label Forest Stewardship Council (FSC).

Intitulée "Moabi : arbre de vie ou de profit?", cette campagne qui démarre samedi, va prendre la forme d’actions de sensibilisation des consommateurs devant des magasins distribuant ce bois.

Les actions se poursuivront jusqu’en décembre avec l’envoi de courriers aux enseignes mais aussi au gouvernement, pour "demander que le moabi soit protégé par la convention de Washington", rappelle Sylvain Angerand, responsable de cette campagne aux Amis de la Terre.

La surexploitation forestière en Afrique Centrale met en péril la survie de cette essence écologiquement fragile. L’arbre Moabi ne vit que dans cette zone à raison d’un individu pour 20 hectares, mesure jusqu'à 70 mètres  de haut et peut atteindre l’âge de 2.500 ans.

Pour les Pygmées, le moabi incarne les esprits et sert de repère dans la forêt. De ses graines, les villageois extraient de l’huile utilisée comme produit alimentaire ou cosmétique. Son bois, de couleur brun rosé, possède d’excellentes propriétés mécaniques et convient à la fabrications de menuiseries extérieures (fenêtres, portes, mobilier de jardin).

Selon l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT), la France est la plus grande importatrice de moabi, avec près de 75% du total des exportations vers l’Europe.
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23/07/2017

tourisme à Grenade

Grenade, l'île aux épices, est située au nord de Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes.
La capitale est Saint-Georges.

La découverte de Grenade fut une découverte très sensuelle, l'air est parfumé, des odeurs suaves de cannelle, de muscade, de clous de girofle chatouillent les narines des visiteurs. Je n'ai pu résister à l'envie d'acheter des colliers d'épices et de me les passer au cou pour prolonger cette sensation délicieuse et enivrante.

grenade.JPG

En 2004, Grenade a été ravagée par l'ouragan Ivan qui a détruit ou fortement endommagé 90% des habitations. Plus de 90% des bateaux ancrés régulièrement ou réfugiés à Grenade pour échapper à Ivan ont été coulés ou endommagés. Il fut l'ouragan le plus redoutable ayant frappé les Caraïbes en un demi-siècle.
En 2005, Grenade fut frappée une nouvelle fois par Emily, causant de nombreux dommages.
Je n'ose imaginer à quoi ressemble Grenade aujourd'hui...

01/06/2017

Le recyclage : Payez selon ce que vous jetez !

Aujourd'hui, trouver des solutions à la gestion des déchets des ménages en France fait l'objet de nombreux brainstorming, d'études sur le terrain, en laboratoire,  réunissant tout une flopée de "spécialistes" qui s'entendent tous à dire qu'il est nécessaire de trouver des solutions, blablabla et blablabla...

Mais tous ces blablabla ne servent qu'à cacher l'arbre au milieu de la forêt. Car recycler coûte cher - construction de centres de recyclage, coût des campagnes publicitaires - , pollue - fumées et toxiques dégagés dans l'atmosphère - et finalement ne règle pas une partie du problème. Le sur-emballage, en voilà un vrai problème... Même si une récente étude pilotée par l'ADEME, Adelphe et Eco-Emballages démontre qu'après une hausse significative du gisement des emballages ménagers entre 1994 et 1997 (+ 250.000 tonnes), le mouvement s'est infléchi à partir de 1997. La substitution de matériaux a également joué, avec une hausse importante des emballages en plastique qui est le seul matériau dont le tonnage a continué à progresser. (C'est aussi le plus polluant...)

Il serait peut-être plus judicieux que nos chers politiciens endimanchés qui s'en vont courir le salon de l'agriculture à coups de campagnes politico-médiatiques, fassent appliquer la directive 94/62/CE (voir ci-dessous), en taxant les responsables de la mise sur le marché de produits sur-emballés, ce qui réduiraient les coûts - à faire payer au contribuable -, de ces "études".

Néanmoins, il est indispensable que nous prenions tous en compte la nécessité d'agir en "pollueurs éco-responsables", tous les déchets n'étant pas imputables au sur-emballage.

 

"La directive 94/62/CE du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages a pour objectif principal d’assurer, entre autres :

Un niveau élevé de prévention et de valorisation des déchets d’emballage. Cette directive définit les exigences essentielles auxquelles tout emballage doit satisfaire pour être mis sur le marché, notamment : réduction à la source au minimum nécessaire du poids et du volume de l’emballage…

Source : Ademe"

 

01/05/2017

voyage : un avant goût d'Ethiopie...

Et si nous prenions la route depuis Addis Abeba, en direction du Sud et de la vallée de l'Omo ?

Dépêchons-nous de quitter les embouteillages d'Addis Abeba et son overdose de C02.
Il est tôt, la chaleur est encore supportable, et les nombreux piétons le long des routes sont comme un ruban de couleur qui se déroule au fur et à mesure de notre progression.

ethiopie.JPG

La route devient rapidement chaotique, malgré l'asphalte qui la recouvre, et de gros nids de poule nous rappellent que nous sommes en l'Afrique. Il faut sans cesse anticiper afin d'éviter piétons, troupeaux en tous genres et charrettes, qui prolifèrent sur la route. Pour cela, et ici, la seule et unique tactique consiste à utiliser le klaxon, provoquant souvent un sursaut chez le piéton, fatigué par la chaleur et le trajet déjà parcouru. La voiture ne s'écarte jamais, c'est au piéton de faire un écart, quitte à sauter dans le fossé s'il n'a pas d'autre échappatoire...

Très vite, la route devient franchement dangereuse.
Pour rattraper le temps perdu, les chauffeurs des “Al Qaida”, les petits camions Isuzu foncent à tombeau ouvert vers le Kenya, et provoquent souvent des accidents mortels. Nous en croiserons des centaines, camions de transport de marchandises en tous genres, minibus à ciel ouvert ou fermés, à la galerie parfois si chargée que les bagages entassés semblent toucher le ciel et aux passagers écrasés jusqu'au pare brise à l'intérieur...

Quant aux passagers éthiopiens, souvent ouvriers embauchés par des sociétés chinoises construisants ou rénovants les routes, ils sont parfois transportés dans des conditions que la SPA ne tolérerait pas pour des animaux chez nous... A chaque passage de ces camions, surtout lorsque nous serons dans la brousse et que je les entendrai au petit matin, je vibrerai au son des voix des hommes à bord, qui chantent pour se donner du courage.

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Le conducteur broute toute la journée pour se tenir éveillé, et nous regarde le dépasser, la joue bourrée de khat (euphorisant cultivé sur les hauts-plateaux d'Abyssinie, très prisé dans la Corne de l'Afrique et la péninsule arabique), avec des yeux brillants.

Nous aussi, nous avons les yeux brillants, de chaleur, de joie, d'excitation, de questionnements, de découvertes...
L'Afrique vibre en nous...

 

 

01/03/2017

Peintre et peintures modernes de Bali

Antonio Blanco vient de Catalogne, près de Barcelona, où il est né le 15 septembre 1911 à Manila. Il a étudié l’art à New-York et a beaucoup voyagé à travers le monde. Il faut rappeler que l’Espagne de son temps, enferrée dans une guerre civile sanglante, ne lui offrait guère de havre. Exil de la Mère, de la terre maternelle. Il s’est installé à Bali en 1952 et, quelque temps plus tard, le roi d’Ubud lui a donné deux hectares surplombant ce confluent des rivières qui forment la Campuan. Marié à une danseuse de Bali nommée Ni Ronji, Don Antonio a engendré quatre enfants, trois filles, Tjempaka, Orchid et Maha Devi et un seul fils, Mario, né le 4 juillet 1962.

 Son atelier, au rez-de-chaussée, est resté tel qu’il l’a laissé en 1952 et son fils Mario, peintre lui aussi, l’entretient tout en cherchant le succès pour ses propres œuvres, dont la première effectuée lorsqu’il avait 5 ans. Mais pour son père, cette fois.

Peintures modernes de Bali

 

A Ubud la touristique, sur Bali, existe un musée de peintures contemporaines. Le Neka montre « fine art inspired by Bali » selon sa devise. Les bâtiments, dans un jardin luxuriant, éclairent de toutes leurs baies des tableaux d’inégale valeur mais, somme toute, fort plaisants. Il s’agit d’une collection personnelle d’artiste, M. Sujeta Keka, toujours mieux inspirée et plus homogène que les choix de n’importe quelle instance administrative. Il a ouvert ce musée le 7 juillet 1982 sous l’égide du ministère indonésien de l’Education et de la Culture. Les œuvres sont organisées par ordre chronologique et le visiteur commence par « le style poupée », (wayang paintings) qui narre des épisodes du Ramayana, du Mahabharata et des légendes populaires balinaises. Certaines œuvres datent du 17ème siècle. Les silhouettes sont découpées de profil sur des feuilles sèches de palmier. Chaque détail du costume, chaque expression du visage, chaque attitude corporelle, indique un rang spécifique et un caractère de personnage. Tout est symbole.

Début 19ème, sous l’influence occidentale, l’art peint change. Mais ce n’est que dans les années 1920 que l’art original de Bali s’affirme à Ubud. Les peintres Walter Spies, Allemand, et Rudolf Bonnet, Hollandais, viennent habiter la région et introduisent les formes, l’anatomie et les lumières de l’esthétique occidentale. Des artistes balinais tels Anak Agung Gede Sobrat et Dewa Putu Bedil adaptent ces nouveautés aux scènes de la vie locale, aux danses et aux cérémonies. Un style particulier, moins occidentalisé, se développe à Batuan avec Ida Bagus Togog et Ida Bagus Wija, reprennent le géométrisme toradja avec leurs figures stylisées, leurs perspectives tordues et les plans multiples.

Un pavillon est consacré à l’artiste indonésien né hollandais Arie Smit. Il est considéré comme « un maître de la couleur et de la composition » et peint les rythmes immanents de Bali dans les travaux des gens. Des paysages à couper le souffle, des jeunes gens qui se délassent, des temples tranquilles jalonnent sa peinture et donnent le sens du merveilleux. Arie Smit aimait bien les très jeunes gens et il en a peint plusieurs en sarong traditionnel. Il a souligné l’élancement du torse, les muscles alanguis par le repos mais fermement dessinés. Dans les années 1960, dans le village de Penestanan, il a donné à des artistes indonésiens de moins de 20 ans des matériaux et les a encouragés à se mettre à la peinture. I Nyoman Tjak et I Ketut Soki ont produit des scènes naïves de cérémonies, de récolte du riz et de la vie de tous les jours.