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15/09/2017

Le Moabi : arbre de vie ou de profit ?

 

 

Une campagne de sensibilisation a été lancée en France pour protéger le plus grand arbre de la forêt tropicale africaine, le moabi, menacé de disparition par l’exploitation massive, selon l’association écologiste Les Amis de la Terre.

L’association tire la sonnette d’alarme dans un communiqué, sur "la menace qui pèse sur les forêts d’Afrique, à partir de l’exemple du moabi" (Baillonella toxisperma).

La campagne vise à persuader les distributeurs de privilégier des bois locaux comme le hêtre ou le chêne, ou de n’utiliser que des moabis certifiés avec le label Forest Stewardship Council (FSC).

Intitulée "Moabi : arbre de vie ou de profit?", cette campagne qui démarre samedi, va prendre la forme d’actions de sensibilisation des consommateurs devant des magasins distribuant ce bois.

Les actions se poursuivront jusqu’en décembre avec l’envoi de courriers aux enseignes mais aussi au gouvernement, pour "demander que le moabi soit protégé par la convention de Washington", rappelle Sylvain Angerand, responsable de cette campagne aux Amis de la Terre.

La surexploitation forestière en Afrique Centrale met en péril la survie de cette essence écologiquement fragile. L’arbre Moabi ne vit que dans cette zone à raison d’un individu pour 20 hectares, mesure jusqu'à 70 mètres  de haut et peut atteindre l’âge de 2.500 ans.

Pour les Pygmées, le moabi incarne les esprits et sert de repère dans la forêt. De ses graines, les villageois extraient de l’huile utilisée comme produit alimentaire ou cosmétique. Son bois, de couleur brun rosé, possède d’excellentes propriétés mécaniques et convient à la fabrications de menuiseries extérieures (fenêtres, portes, mobilier de jardin).

Selon l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT), la France est la plus grande importatrice de moabi, avec près de 75% du total des exportations vers l’Europe.
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23/07/2017

tourisme à Grenade

Grenade, l'île aux épices, est située au nord de Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes.
La capitale est Saint-Georges.

La découverte de Grenade fut une découverte très sensuelle, l'air est parfumé, des odeurs suaves de cannelle, de muscade, de clous de girofle chatouillent les narines des visiteurs. Je n'ai pu résister à l'envie d'acheter des colliers d'épices et de me les passer au cou pour prolonger cette sensation délicieuse et enivrante.

grenade.JPG

En 2004, Grenade a été ravagée par l'ouragan Ivan qui a détruit ou fortement endommagé 90% des habitations. Plus de 90% des bateaux ancrés régulièrement ou réfugiés à Grenade pour échapper à Ivan ont été coulés ou endommagés. Il fut l'ouragan le plus redoutable ayant frappé les Caraïbes en un demi-siècle.
En 2005, Grenade fut frappée une nouvelle fois par Emily, causant de nombreux dommages.
Je n'ose imaginer à quoi ressemble Grenade aujourd'hui...

01/06/2017

Le recyclage : Payez selon ce que vous jetez !

Aujourd'hui, trouver des solutions à la gestion des déchets des ménages en France fait l'objet de nombreux brainstorming, d'études sur le terrain, en laboratoire,  réunissant tout une flopée de "spécialistes" qui s'entendent tous à dire qu'il est nécessaire de trouver des solutions, blablabla et blablabla...

Mais tous ces blablabla ne servent qu'à cacher l'arbre au milieu de la forêt. Car recycler coûte cher - construction de centres de recyclage, coût des campagnes publicitaires - , pollue - fumées et toxiques dégagés dans l'atmosphère - et finalement ne règle pas une partie du problème. Le sur-emballage, en voilà un vrai problème... Même si une récente étude pilotée par l'ADEME, Adelphe et Eco-Emballages démontre qu'après une hausse significative du gisement des emballages ménagers entre 1994 et 1997 (+ 250.000 tonnes), le mouvement s'est infléchi à partir de 1997. La substitution de matériaux a également joué, avec une hausse importante des emballages en plastique qui est le seul matériau dont le tonnage a continué à progresser. (C'est aussi le plus polluant...)

Il serait peut-être plus judicieux que nos chers politiciens endimanchés qui s'en vont courir le salon de l'agriculture à coups de campagnes politico-médiatiques, fassent appliquer la directive 94/62/CE (voir ci-dessous), en taxant les responsables de la mise sur le marché de produits sur-emballés, ce qui réduiraient les coûts - à faire payer au contribuable -, de ces "études".

Néanmoins, il est indispensable que nous prenions tous en compte la nécessité d'agir en "pollueurs éco-responsables", tous les déchets n'étant pas imputables au sur-emballage.

 

"La directive 94/62/CE du 20 décembre 1994 relative aux emballages et aux déchets d’emballages a pour objectif principal d’assurer, entre autres :

Un niveau élevé de prévention et de valorisation des déchets d’emballage. Cette directive définit les exigences essentielles auxquelles tout emballage doit satisfaire pour être mis sur le marché, notamment : réduction à la source au minimum nécessaire du poids et du volume de l’emballage…

Source : Ademe"

 

01/05/2017

voyage : un avant goût d'Ethiopie...

Et si nous prenions la route depuis Addis Abeba, en direction du Sud et de la vallée de l'Omo ?

Dépêchons-nous de quitter les embouteillages d'Addis Abeba et son overdose de C02.
Il est tôt, la chaleur est encore supportable, et les nombreux piétons le long des routes sont comme un ruban de couleur qui se déroule au fur et à mesure de notre progression.

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La route devient rapidement chaotique, malgré l'asphalte qui la recouvre, et de gros nids de poule nous rappellent que nous sommes en l'Afrique. Il faut sans cesse anticiper afin d'éviter piétons, troupeaux en tous genres et charrettes, qui prolifèrent sur la route. Pour cela, et ici, la seule et unique tactique consiste à utiliser le klaxon, provoquant souvent un sursaut chez le piéton, fatigué par la chaleur et le trajet déjà parcouru. La voiture ne s'écarte jamais, c'est au piéton de faire un écart, quitte à sauter dans le fossé s'il n'a pas d'autre échappatoire...

Très vite, la route devient franchement dangereuse.
Pour rattraper le temps perdu, les chauffeurs des “Al Qaida”, les petits camions Isuzu foncent à tombeau ouvert vers le Kenya, et provoquent souvent des accidents mortels. Nous en croiserons des centaines, camions de transport de marchandises en tous genres, minibus à ciel ouvert ou fermés, à la galerie parfois si chargée que les bagages entassés semblent toucher le ciel et aux passagers écrasés jusqu'au pare brise à l'intérieur...

Quant aux passagers éthiopiens, souvent ouvriers embauchés par des sociétés chinoises construisants ou rénovants les routes, ils sont parfois transportés dans des conditions que la SPA ne tolérerait pas pour des animaux chez nous... A chaque passage de ces camions, surtout lorsque nous serons dans la brousse et que je les entendrai au petit matin, je vibrerai au son des voix des hommes à bord, qui chantent pour se donner du courage.

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Le conducteur broute toute la journée pour se tenir éveillé, et nous regarde le dépasser, la joue bourrée de khat (euphorisant cultivé sur les hauts-plateaux d'Abyssinie, très prisé dans la Corne de l'Afrique et la péninsule arabique), avec des yeux brillants.

Nous aussi, nous avons les yeux brillants, de chaleur, de joie, d'excitation, de questionnements, de découvertes...
L'Afrique vibre en nous...

 

 

01/03/2017

Peintre et peintures modernes de Bali

Antonio Blanco vient de Catalogne, près de Barcelona, où il est né le 15 septembre 1911 à Manila. Il a étudié l’art à New-York et a beaucoup voyagé à travers le monde. Il faut rappeler que l’Espagne de son temps, enferrée dans une guerre civile sanglante, ne lui offrait guère de havre. Exil de la Mère, de la terre maternelle. Il s’est installé à Bali en 1952 et, quelque temps plus tard, le roi d’Ubud lui a donné deux hectares surplombant ce confluent des rivières qui forment la Campuan. Marié à une danseuse de Bali nommée Ni Ronji, Don Antonio a engendré quatre enfants, trois filles, Tjempaka, Orchid et Maha Devi et un seul fils, Mario, né le 4 juillet 1962.

 Son atelier, au rez-de-chaussée, est resté tel qu’il l’a laissé en 1952 et son fils Mario, peintre lui aussi, l’entretient tout en cherchant le succès pour ses propres œuvres, dont la première effectuée lorsqu’il avait 5 ans. Mais pour son père, cette fois.

Peintures modernes de Bali

 

A Ubud la touristique, sur Bali, existe un musée de peintures contemporaines. Le Neka montre « fine art inspired by Bali » selon sa devise. Les bâtiments, dans un jardin luxuriant, éclairent de toutes leurs baies des tableaux d’inégale valeur mais, somme toute, fort plaisants. Il s’agit d’une collection personnelle d’artiste, M. Sujeta Keka, toujours mieux inspirée et plus homogène que les choix de n’importe quelle instance administrative. Il a ouvert ce musée le 7 juillet 1982 sous l’égide du ministère indonésien de l’Education et de la Culture. Les œuvres sont organisées par ordre chronologique et le visiteur commence par « le style poupée », (wayang paintings) qui narre des épisodes du Ramayana, du Mahabharata et des légendes populaires balinaises. Certaines œuvres datent du 17ème siècle. Les silhouettes sont découpées de profil sur des feuilles sèches de palmier. Chaque détail du costume, chaque expression du visage, chaque attitude corporelle, indique un rang spécifique et un caractère de personnage. Tout est symbole.

Début 19ème, sous l’influence occidentale, l’art peint change. Mais ce n’est que dans les années 1920 que l’art original de Bali s’affirme à Ubud. Les peintres Walter Spies, Allemand, et Rudolf Bonnet, Hollandais, viennent habiter la région et introduisent les formes, l’anatomie et les lumières de l’esthétique occidentale. Des artistes balinais tels Anak Agung Gede Sobrat et Dewa Putu Bedil adaptent ces nouveautés aux scènes de la vie locale, aux danses et aux cérémonies. Un style particulier, moins occidentalisé, se développe à Batuan avec Ida Bagus Togog et Ida Bagus Wija, reprennent le géométrisme toradja avec leurs figures stylisées, leurs perspectives tordues et les plans multiples.

Un pavillon est consacré à l’artiste indonésien né hollandais Arie Smit. Il est considéré comme « un maître de la couleur et de la composition » et peint les rythmes immanents de Bali dans les travaux des gens. Des paysages à couper le souffle, des jeunes gens qui se délassent, des temples tranquilles jalonnent sa peinture et donnent le sens du merveilleux. Arie Smit aimait bien les très jeunes gens et il en a peint plusieurs en sarong traditionnel. Il a souligné l’élancement du torse, les muscles alanguis par le repos mais fermement dessinés. Dans les années 1960, dans le village de Penestanan, il a donné à des artistes indonésiens de moins de 20 ans des matériaux et les a encouragés à se mettre à la peinture. I Nyoman Tjak et I Ketut Soki ont produit des scènes naïves de cérémonies, de récolte du riz et de la vie de tous les jours.

 

 

04/01/2017

Le Dali de Bali

Une fois franchi un pont branlant qui double la rue rebâtie, elle, sur un pont en dur, vous trouvez la « maisonnette » du peintre Don Antonio Blanco. Elle est sise sur Campuan Hill. Le peintre s’est fait appeler bien vite « le Dali de Bali » pour se faire remarquer. Et sa maisonnette est en fait un petit château. Il est tout à fait fantasque, en ligne avec la réputation que voulait répandre le Maître dans la lignée de son maître Dali, Salvador de son prénom (le Sauveur), fameux peintre catalan.

El palacio est entouré d’un jardin exotique où poussent à profusion les arbres et les fleurs et où chantent quantité d’oiseaux. Un banian de 50 ans borde une pagode hindouiste à 12 toits, le grade le plus élevé des pagodes dans la vénérable Religion. L’entrée est ornée d’un gigantesque dragon et l’intérieur est bâti tout en rond autour d’un puits central. Architecture maternelle, fœtale, que le « Dali » se doit de contrer en public par de longues moustaches et oun Machismo appliqué, revendiqué, trompeté. El Dali dé Bali es oun Hombre, mais ne peint que réfugié au plus profond du placenta, dans l’atelier fermé du rez-de-chaussée, en plein ventre de la Madre. 

Ce ventre intérieur se visite, il est vaste, Don Antonio a le sens de la famille. Les murs sont plaqués de marbres lisses (si semblables à une paroi d’estomac…) et peints de diverses couleurs, la terrasse au sommet est surmontée d’un toit de bambou et les balcons ornés de statues - de femmes bien sûr ! - des danseuses plus grandes que nature tant la Madre se doit d’être glorifiée sur piédestal et toute d’or vêtue. Les œuvres peintes du petit garçon, le vilain « Dali » à sa maman, ornent l’immensité intérieure en hommage d’écolier, un peu perdues dans le décor. Antonio Blanco aimait beaucoup les femmes. Il a célébré un peu partout La Femme, su Madre, dans un style Renoir d’époque, en plus lyrique, tout comme les petits idéalisent le ventre qui les a fait. Chantent les formes et chatoient les couleurs !

 

 

18/11/2016

Boissons, thé, bierre en Indonésie

 

the panas.JPGChaque après-midi, avant le coucher du soleil, le thé devient un rituel. L’usage en vient de Chine et les Anglais l’ont adopté, tout comme les marchands arabes. Thé vert, thé au jasmin, thé au gingembre, thé au chrysanthème, le breuvage est servi avec de petits gâteaux « jajan pasar », des fruits confits, des coulis ou des salades de fruits exotiques. Le « teh panas » est le thé chaud, « manis » veut dire sucré, « pahit » ou « tawar », sans sucre. Le « dingin » est le thé glacé.

 Les marques de bière les plus connues sont Anker et Bintang, brassées localement. On peut trouver de la Heineken (hollandaise), San Miguel (sous licence philippine) et de la Guinness pour les nostalgiques de la brumeuse Eirin. La bière de riz, appelé « brem », est soit de fabrication maison (pas terrible), soit commercialisé sous la marque Bali Brem. Le palais et surtout les intestins doivent s'y habituer... Les vins n'ont rien à voir avec les nôtres, sauf à y mettre le prix. Le rosé est un peu sucré mais se pique rapidement. Le blanc est plus sec, meilleur au goût mais plus difficile à trouver. L'eau n'est pas potable pour nos petits estomacs fragiles, elle doit être bouillie avant consommation. Inutile de demander, les Indonésiens la font tout juste réchauffer. A moins d’exiger « medidih duapuluh menit » dans le texte, (ce qui veut dire à peu près « de l'eau bouillie pendant 20 mn », il vaut mieux sacrifier à l’usage de l'eau minérale, qui se trouve très facilement et partout dans le pays. La plupart est d’ailleurs de marque « Danone », la multinationale « stratégique » qui doit rester dans des mains françaises, ce qui serait « vital » pour notre patriotisme, dit-on. Les touristes ne doivent pas ajouter de glaçons : ils sont faits d’eau du robinet.

 

lassi.JPGEviter aussi le lassi, une boisson d'origine indienne à base de yaourt liquide. C’est très bon mais très dangereux, les laitages ayant tendance à attirer toutes ces bêtes microscopiques qui nous en veulent. Le café (kopi) est, comme souvent dans les pays producteurs, pas bon. Soit il est lyophilisé et se sert en poudre, soit il est moulu et infuse directement dans la tasse. Comme l’eau n’est jamais assez chaude, les particules flottent en surface. Il faut acheter sa propre cafetière pour faire du « vrai » café selon les rites ; Charlie y est passé maître. Les jus de fruits frais font fureur, surtout à Djodjakarta et à Bali. Passés au mixeur, ils gardent toute leur saveur et leur fraîcheur garanti leur innocuité… à condition d’exiger « sans glaçons » ! En revanche les boissons colorées des marchés, dont les Indonésiens sont friands pour leur taux de sucre et leurs couleurs fluorescentes, ont un « goût anglais » peu aimable à nos palais : comme les bonbons acidulés, elles sont purement chimiques, ne contenant aucune trace d’un quelconque « fruit ».