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01/05/2017

voyage : un avant goût d'Ethiopie...

Et si nous prenions la route depuis Addis Abeba, en direction du Sud et de la vallée de l'Omo ?

Dépêchons-nous de quitter les embouteillages d'Addis Abeba et son overdose de C02.
Il est tôt, la chaleur est encore supportable, et les nombreux piétons le long des routes sont comme un ruban de couleur qui se déroule au fur et à mesure de notre progression.

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La route devient rapidement chaotique, malgré l'asphalte qui la recouvre, et de gros nids de poule nous rappellent que nous sommes en l'Afrique. Il faut sans cesse anticiper afin d'éviter piétons, troupeaux en tous genres et charrettes, qui prolifèrent sur la route. Pour cela, et ici, la seule et unique tactique consiste à utiliser le klaxon, provoquant souvent un sursaut chez le piéton, fatigué par la chaleur et le trajet déjà parcouru. La voiture ne s'écarte jamais, c'est au piéton de faire un écart, quitte à sauter dans le fossé s'il n'a pas d'autre échappatoire...

Très vite, la route devient franchement dangereuse.
Pour rattraper le temps perdu, les chauffeurs des “Al Qaida”, les petits camions Isuzu foncent à tombeau ouvert vers le Kenya, et provoquent souvent des accidents mortels. Nous en croiserons des centaines, camions de transport de marchandises en tous genres, minibus à ciel ouvert ou fermés, à la galerie parfois si chargée que les bagages entassés semblent toucher le ciel et aux passagers écrasés jusqu'au pare brise à l'intérieur...

Quant aux passagers éthiopiens, souvent ouvriers embauchés par des sociétés chinoises construisants ou rénovants les routes, ils sont parfois transportés dans des conditions que la SPA ne tolérerait pas pour des animaux chez nous... A chaque passage de ces camions, surtout lorsque nous serons dans la brousse et que je les entendrai au petit matin, je vibrerai au son des voix des hommes à bord, qui chantent pour se donner du courage.

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Le conducteur broute toute la journée pour se tenir éveillé, et nous regarde le dépasser, la joue bourrée de khat (euphorisant cultivé sur les hauts-plateaux d'Abyssinie, très prisé dans la Corne de l'Afrique et la péninsule arabique), avec des yeux brillants.

Nous aussi, nous avons les yeux brillants, de chaleur, de joie, d'excitation, de questionnements, de découvertes...
L'Afrique vibre en nous...